Exposition Marilyn Monroe: Hollywood Icon – Academy Museum of Motion Pictures (Los Angeles)

« Seul le public peut faire une star. Ce sont les studios qui essaient d’en faire un système. »
Marilyn Monroe

Marilyn Monroe est l’une des figures les plus emblématiques de l’âge d’or d’Hollywood. Née Norma Jeane Mortenson le 1er juin 1926 à Los Angeles, en Californie, elle a passé les 40s à bâtir sa carrière grâce au mannequinat et à de petits rôles au cinéma. Au début des années 1950, elle était une célébrité.

Si Marilyn excellait dans les rôles de blonde incendiaire, qui mettaient l’accent sur son physique, elle exprimait également sa frustration d’être cantonnée à ce type d’image. Perfectionniste, Marilyn était profondément impliquée dans les multiples facettes de son image publique. Elle a fondé sa propre société de production, Marilyn Monroe Productions, ce qui était extrêmement rare pour une femme à Hollywood à l’époque. Malgré ses succès, Marilyn a connu de nombreuses difficultés professionnelles et personnelles, qui ont atteint leur paroxysme à la fin des 50s et au début des années 60s et ont culminé avec sa mort tragique en 1962, à l’âge de 36 ans.

Cette exposition commémore le centenaire de Marilyn Monroe et explore comment elle et les grands noms du cinéma ont façonné son image publique. Nombre de ces pièces, rarement exposées, proviennent de la Icon Collection. Les costumes de Marilyn, véritables joyaux de cette exposition, sont des témoignages exceptionnels de sa carrière d’actrice. Ils illustrent son rôle de muse pour des créateurs tels que William Travilla, Orry-Kelly et Dorothy Jeakins. Sa connaissance approfondie du costume de cinéma a contribué à l’émergence de créations audacieuses et inédites. Les tenues sophistiquées créées pour elle ont constamment repoussé (et parfois même choqué) les limites du glamour hollywoodien.

De ses apparitions publiques les plus emblématiques aux récits de son enfance difficile, la vie et l’œuvre prolifique de Marilyn Monroe demeurent, encore aujourd’hui, une source inépuisable de fascination, d’inspiration et d’admiration.


Norma Jeane

Marilyn Monroe, née Norma Jeane Mortensen en 1926, fut baptisée Norma Jeane Baker peu après. Son enfance à Los Angeles fut marquée par l’instabilité et des traumatismes. Sa mère, Gladys Pearl Baker (née Monroe), travaillait comme monteuse de films et était fréquemment hospitalisée pour schizophrénie paranoïde et dépression. Avant l’âge de 16 ans, Marilyn vécut dans une dizaine de familles d’accueil et trouvait souvent refuge au cinéma. En 1942, elle épousa James Dougherty pour éviter un nouveau placement et abandonna ses études secondaires. Elle était particulièrement proche de sa tante Ana et correspondit régulièrement avec sa famille tout au long de sa vie. Ses écrits personnels éclairent ses relations et sa vie intérieure, ainsi que sa fascination de toujours pour Hollywood, la psychanalyse et l’art.

Les costumes de film

Costume porté par Marilyn dans le rôle d’une cliente de Grunion – Love Happy (La Pêche au trésor) USA, 1949

La comédie des Marx Brothers, Love Happy, a marqué un tournant décisif dans les débuts de la carrière de Marilyn Monroe. Bien que son nom ne figurât pas sur l’affiche originale, l’accueil du public a conduit à la rebaptiser « le film qui a révélé Marilyn Monroe ». Marilyn portait cette robe en lamé argent platine lors de sa brève apparition dans le film, dans le rôle de la cliente de Grunion. Ce costume est emblématique de nombre de ses premiers rôles; elle décrivait cette période de sa carrière comme caractérisée par des dialogues minimalistes et incisifs, et une importance particulière accordée à l’apparence. À noter que Love Happy est l’un des derniers films dans lequel les Marx Brothers ont joué tous ensemble.

Robe publicitaire portée par Marilyn en 1952 à la Première de Monkey Business (Chérie, je me sens rajeunir)

Marilyn Monroe a porté cette robe (qui était l’une de ses préférées) lors de plusieurs séances photos en studio et à la première de sa comédie de 1952, Monkey Business. Créée par Oleg Cassini, elle avait déjà été portée par son épouse, l’actrice Gene Tierney, dans On the Riviera (1951). À ses débuts, les moyens de Marilyn étaient limités, elle empruntait donc des vêtements aux costumiers des studios. Au fur et à mesure que sa célébrité grandissait, elle a continué cette pratique, s’efforçant de projeter une image cohérente et accessible à l’écran comme à la ville (chose rare pour les stars de cette époque). Finalement, cette robe lui a été offerte par le studio.

Costume de meneuse de revue porté par Marilyn lors d’un gala de charité au Madison Square Garden, en 1955

Le gala de charité du cirque Ringling Bros., Barnum & Bailey, organisé en 1955 au profit de la Fondation pour l’arthrite et les rhumatismes, revêtait plusieurs objectifs pour Marilyn Monroe. Si elle participait déjà à de nombreux événements caritatifs, cette soirée au Madison Square Garden visait également à annoncer la création de sa nouvelle société de production, alors qu’elle était en pleine procédure de divorce avec la star de baseball Joe DiMaggio et en pleine négociation de son contrat avec la Twentieth Century-Fox. Les sequins à effet miroir de son costume avaient été spécialement conçus pour refléter les lumières de l’arène lorsqu’elle ferait son entrée sur un éléphant rose. Si vous avez la scène en tête, peut-on faire plus glamour et plus rose que ça ? Franchement !

Costume porté par Marilyn dans le rôle de Kay – River of No Return (Riviere sans retour) USA, 1954

Pour incarner Marilyn Monroe dans des westerns, le costumier William Travilla a dû concevoir des tenues variées, allant des robes de saloon aux ensembles en jean décontractés. Marilyn souhaitait que son personnage, Kaya, chanteuse de saloon au grand cœur déchirée entre un ancien détenu (Robert Mitchum) et son fiancé tourmenté (Rory Calhoun), paraisse naturel. Sa professeur d’art dramatique, Natasha Lytess, et le réalisateur Otto Preminger étaient en désaccord sur l’utilisation de la voix rauque caractéristique de Marilyn, le studio soutenant finalement sa décision de s’en passer. Cette robe, initialement créée par Helen Rose pour Betty Grable, a été modifiée pour être portée par Marilyn lors de la chanson finale. Pour moi, River of No Return est le film dans lequel Marilyn est au top de sa beauté. Qu’en pensez-vous ?

Jean porté par Marilyn dans le rôle de Kay – River of No Return (Rivière sans retour) USA, 1954

Bien qu’elle soit surtout connue pour ses tenues glamour, Marilyn Monroe a également contribué à populariser le jean chez les femmes dans les années 1950. Elle portait des jeans dans des films comme Clash by Night (Le démon s’éveille la nuit) de 1952 et The Misfits (Les Désaxés) de 1961, et on la voit notamment faire du sport avec ce vêtement. Le jean J.C. Penney Foremost qu’elle porte dans River of No Return était à l’origine bleu foncé, mais sa couleur s’est estompée avec le temps.

Costume porté par Marilyn dans le rôle de la jeune femme – The Seven Year Itch (Sept ans de réflexion) USA, 1955

Marilyn Monroe portait cette robe à l’effet cellophane dans une scène coupée du film The Seven Year Itch de Billy Wilder. Dans cette scène, Richard Sherman (Tom Ewell) rêve du personnage de Marilyn habillé comme Mae West, star des débuts d’Hollywood. Le costumier William Travilla s’est inspiré d’éléments clés des costumes typiques de Mae West, notamment les boas et son emblématique porte-cigarette. Marilyn admirait Mae West dans la vie et s’inspirait souvent de son caractère effronté et de son humour irrévérencieux pour ses rôles de blonde incendiaire.

Costume porté par Marilyn dans le rôle de la jeune femme – The Seven Year Itch (Sept ans de réflexion) USA, 1955

L’un des rôles les plus marquants de Marilyn Monroe fut celui de la jeune femme dans The Seven Year Itch de Billy Wilder, une comédie sur un mari agité livré à lui-même pendant l’été. Ce pyjama en soie symbolise un moment clé dans la construction de son personnage de fille simple et accessible : lorsque son voisin, un peu manipulateur, l’invite à prendre un verre, il l’imagine vêtue d’une tenue sexy. Or, elle apparaît en tenue décontractée, choisie par Travilla et signée Jax, l’une des marques de vêtements préférées de Marilyn.

Costume porté par Marilyn dans le rôle de Chérie – Bus Stop (Arrêt d’autobus) USA, 1956

Bus Stop a marqué un tournant dans la carrière de Marilyn Monroe. Elle venait de fonder Marilyn Monroe Productions et de signer un nouveau contrat avec la Twentieth Century-Fox, lui garantissant un salaire plus élevé et une plus grande liberté créative. Les costumes de William Travilla sublimaient l’interprétation de Marilyn dans le rôle de Chérie, chanteuse de saloon rêvant de percer à Hollywood. Pour ce rôle, Marilyn apprit l’accent de l’Arkansas et demanda à Travilla d’atténuer le glamour de ses costumes précédents afin de mieux correspondre à celui de Chérie.

Costume porté par Marilyn dans le rôle de Elsie Marina – The Prince and the Showgirl (Le Prince et la Danseuse) USA, 1957

Ce costume est porté par Marilyn Monroe dans la majeure partie du film The Prince and the Showgirl de Laurence Olivier. La créatrice Beatrice Dawson a donc dû en réaliser au moins six exemplaires. Celui-ci est exposé en position allongée en raison de sa fragilité. Dans cette coproduction Warner Bros. et Marilyn Monroe Productions, dont l’action se déroule en 1911, Marilyn incarne Elsie Marina, une danseuse américaine pleine d’esprit, à Londres, remarquée par l’excentrique prince régent Charles (Olivier).

Costume porté par Marilyn dans le rôle d’Amanda Dell – Let’s Make Love (Le Milliardaire) USA, 1960

Let’s Make Love, la comédie musicale de George Cukor, est l’avant-dernier film achevé de Marilyn Monroe. Elle y incarne une actrice bohème de théâtre off-Broadway qui joue dans une pièce satirique sur le milliardaire français Jean-Marc Clément (Yves Montand). Lors d’une visite de la production, Jean-Marc Clément est engagé dans la pièce et les deux tombent amoureux, mais une tromperie menace de tout faire basculer. Marilyn a collaboré étroitement avec la costumière Dorothy Jeakins, qui s’est inspirée du style personnel de la star pour les costumes du film.

Costume et chaussures Ferragamo portés par Marilyn dans le rôle d’Amanda Dell – Let’s Make Love (Le Milliardaire) USA, 1960

Cette robe argentée à perles a été portée à plusieurs reprises par Marilyn Monroe, notamment pour le numéro musical Specialization interprété avec Frankie Vaughn dans le film Let’s Make Love de George Cukor. Marilyn a collaboré avec la costumière Dorothy Jeakins pour intégrer quelques pièces modernes et contemporaines clés à la garde-robe. Elle avait déjà porté cette robe, créée par John Moore, à la première de Some Like It Hot (Certains l’aiment chaud) en 1959.

Costume porté par Marilyn dans le rôle de Victoria Parker – There’s No Business Like Show Business (La Joyeuse Parade) USA, 1954

Le costumier William Travilla a joué un rôle essentiel dans la construction de l’image publique de Marilyn Monroe, à l’écran comme à la ville. Ensemble, ils ont créé des tenues célèbres qui, tout en échappant à la censure, ont suscité la controverse. Ses créations pour ses personnages de danseuses de revue sont particulièrement remarquables, notamment pour le film There’s No Business Like Show Business. La pièce extravagante exposée ici incarne le glamour hollywoodien d’antan. La fente vertigineuse étant jugée trop scandaleuse sur certains marchés internationaux, la partie dénudée a été recouverte de mousseline plissée et la scène a été retournée. J’adore ce costume, c’est l’une des robes portées par Marilyn que je préfère.

Costume porté par Marilyn dans le rôle de Lorelei Lee – Gentlemen Prefer Blondes (Les hommes préfèrent les blondes) USA, 1953

La comédie Gentlemen Prefer Blondes, réalisée par Howard Hawks, est la troisième des huit collaborations cinématographiques entre Marilyn Monroe et le costumier William Travilla. Dans le film, les danseuses Lorelei Lee (Marilyn Monroe) et Dorothy Shaw (Jane Russell) apparaissent vêtues de robes rouges à paillettes assorties pour le numéro d’ouverture, une performance qui a propulsé Marilyn du statut de jeune starlette prometteuse à celui d’icône. Travilla a utilisé un mélange de paillettes beiges et rouges qui confèrent aux costumes un éclat particulier à l’écran.

Costume porté par Marilyn dans le rôle de Lorelei Lee – Gentlemen Prefer Blondes (Les hommes préfèrent les blondes) USA, 1953

Cette robe dorée, initialement confectionnée d’une seule pièce de tissu par William Travilla, fut portée par Marilyn Monroe lors de son rôle révélateur dans le film Gentlemen Prefer Blondes de Howard Hawks. Une séquence plus longue incluant la robe fut tournée, mais le devant fut jugé trop révélateur et seul un bref plan de dos (que certains considèrent comme le plus beau profil de Marilyn !) fut conservé au montage final. Après le tournage, Marilyn Monroe décida de réutiliser la robe, et Travilla modifia le décolleté pour des photos et des apparitions publiques, notamment la cérémonie des Photoplay Awards de 1953. Après 1953, elle fut retouchée pour d’autres actrices, dont Jayne Mansfield.

La prestation de Marilyn Monroe dans le film de Billy Wilder, Some Like It Hot, est souvent considérée comme sa meilleure. Le film a fait scandale pour son humour osé et son histoire de deux musiciens (Tony Curtis et Jack Lemmon) qui se déguisent en femmes pour échapper à la mafia. Mais les costumes oscarisés d’Orry-Kelly pour le personnage de Sugar « Kane » Kowalczyk, interprété par Monroe, ont également suscité la polémique. Ces deux robes, ornées de perles et de paillettes savamment disposées, donnaient l’impression, lors du tournage en noir et blanc, que Marilyn était partiellement nue. Ces magnifiques robes Charleston ont été restaurées spécialement pour cette exposition. Et en vrai, on peut admirer des détails qu’on ne voit même pas sur mes photos !

La robe rose

William Travilla a confectionné la robe dans un satin de soie appelé « peau d’ange », choisi pour son confort et sa souplesse. En réalité, le tissu paraissait pastel, mais Travilla savait que la couleur Technicolor en rehausserait l’éclat. Il a ajouté du feutre, des armatures, des plumes d’autruche et du crin de cheval à différents endroits de la robe afin d’en maintenir la forme durant le numéro de danse exigeant.

Peu de costumes hollywoodiens ont été autant imités et cités que la robe rose de Marilyn Monroe dans Gentlemen Prefer Blondes (1953). La création originale de William Travilla pour le numéro musical Diamonds Are a Girl’s Best Friend était un ensemble deux-pièces noir orné de bijoux, porté sur un body en résille. Alors que le film touchait à sa fin, un scandale éclata lorsque des photos de Marilyn nue, datant de 1949, refirent surface. Le studio demanda à William de refaire le costume, ce qui donna naissance à cette robe rose, conçue et réalisée juste avant le tournage. Le succès des performances musicales mena à une collaboration de six films entre Marilyn et le chorégraphe virtuose Jack Cole, qui mêla jazz, ballet et danse traditionnelle indienne dans ce qu’il appelait la « danse folklorique urbaine ».

Le costume original, jamais utilisé, de Diamonds Are a Girl’s Best Friend a nécessité des mois de travail et a coûté environ $4 000 (soit environ $48 000 d’aujourd’hui). Le haut a été modifié et réutilisé par Sheree North dans How to be Very, Very Popular (Deux Filles en escapade) de 1955; seuls le short et l’éventail exposés sont connus pour avoir subsisté. Ce corsage rose, resté inutilisé et similaire aux costumes des danseuses, a été archivé et étiqueté « robe rose de Marilyn ». On pense qu’il a été confectionné alors que William Travilla explorait différentes options pour le nouveau modèle, bien que Marilyn n’ait jamais été photographiée avec ce costume ni décrite comme le portant.

La robe blanche du métro

Réplique du costume porté par Marilyn dans le rôle de la jeune femme – The Seven Year Itch (Sept ans de réflexion) USA, 1955

Cette réplique a été réalisée par le costumier original, William Travilla. Il confectionnait souvent des copies quasi conformes de ses tenues de film les plus emblématiques à des fins promotionnelles. Sur cette version, la ceinture est fixée au milieu. Pour le costume original, Marilyn Monroe portait la ceinture nouée sur le côté. On ignore ce qu’est devenu l’original de cette robe. Elle appartenait à Debbie Reynolds puis un collectionneur privé l’a ensuite achetée aux enchères. Quelqu’un la possède donc et cette personne ne le dit pas… (et ne l’a pas prêtée au musée pour cette exposition !).

L’épisode de la grille de métro a démontré l’immensité de la célébrité de Marilyn Monroe. Le photographe Sam Shaw
a utilisé cette idée pour la première fois en 1941 pour le magazine Friday. Il l’a ensuite proposée comme image promotionnelle clé pour le film The Seven Year Itch de 1955. Des dizaines de photographes publicitaires étaient présents pour une séance photo à New York, mais en raison de problèmes de son, la scène a finalement été tournée dans les studios de la Twentieth Century-Fox à Los Angeles. Comme le suggérait la silhouette de Marilyn en carton à Times Square, elle était désormais plus grande que nature.

Cette robe a fait couler beaucoup d’encre. Lors du tournage de la scène du métro de The Seven Year Itch, Joe DiMaggio, le joueur de baseball des Yankees et mari de Marilyn Monroe à l’époque, était présent sur le plateau. Lorsque l’actrice a posé le pied sur les grilles et que le vent s’est levé, cela a révélé bien plus que ce que la caméra montrait à l’écran. Joe, fou de rage, de jalousie et de honte, a quitté le plateau en trombe. Plus tard, cette scène a marqué le début de leur séparation. Alors, si on demandait à Marilyn quelle est sa robe préférée, je doute fort qu’elle réponde la robe blanche de The Seven Year Itch.

Les tenues personnelles

Contrairement à ses costumes à l’écran, les tenues personnelles de Marilyn Monroe étaient souvent modernes et simples. Elle privilégiait les vêtements confortables aux couleurs neutres et possédait une vaste collection de petites robes noires. Contrairement à beaucoup de stars de son époque, elle portait régulièrement les mêmes vêtements lors de plusieurs apparitions publiques, réutilisant parfois des pièces de tournage. À d’autres moments, elle puisait dans sa garde-robe personnelle pour ses costumes. Marilyn Monroe fréquentait certaines marques comme Emilio Pucci, Jax et Salvatore Ferragamo, mais n’a jamais collaboré officiellement avec aucune d’entre elles.

La coiffure et le maquillage de Marilyn

Un journaliste a un jour demandé à Marilyn ce qu’elle portait pour dormir. Question à laquelle elle répondit : « Chanel No.5, bien sûr, et seulement Chanel No5.»

Le maquillage et les cosmétiques ont joué un rôle crucial dans l’évolution de l’image de Marilyn Monroe. Après qu’un producteur lui ait dit que sa mâchoire la rendait peu attrayante, Marilyn a fait appel à l’esthéticienne hollywoodienne Madame Renna et aux techniques de contouring et de superposition de produits cosmétiques. La routine makeup emblématique de Marilyn prenait des heures à réaliser. Allan « Whitey » Snyder était son maquilleur principal; amis et collaborateurs de longue date, ils ont perfectionné son style. Elle a fait promettre à Snyder de la maquiller pour ses funérailles si elle venait à mourir avant lui, une promesse qu’il a tenue. Il est important de préciser que Whitey était le maquilleur principal de Marilyn, celui qui a créé le look que l’on connaît aujourd’hui, notamment son iconique regard de biche. Mais il faut aussi rendre hommage à une autre maquilleuse, Marie Irvine, qui a travaillé avec Marilyn à New York et qui nous a offert le look iconique de Happy Birthday Mister President.

La série Golden Dreams

En 1949, Marilyn Monroe pose nue pour une série de photos, souvent intitulée Golden Dreams, vendue à une société de calendriers. Le photographe Tom Kelley l’aurait payée $50. En 1952, Marilyn est une star de cinéma lorsque les images circulent et sont découvertes par la presse. En 1953, Hugh Hefner publie les photographies dans le premier numéro de Playboy sans son autorisation. À la grande consternation de la Twentieth Century-Fox, Marilyn encaisse publiquement avec philosophie, confirmant qu’elle avait posé pour cette série par nécessité financière et déclarant plus tard : « Si je dois être un symbole, je préfère que ce soit le sexe plutôt que certaines autres choses dont ils ont choisi de devenir les symboles. »

Les Portraits

Marilyn Monroe est l’une des personnalités les plus photographiées du XXe siècle, et ses images continuent de circuler et d’inspirer le cinéma, la mode et bien d’autres domaines. On sait qu’elle était très nerveuse devant les caméras, mais des photographes comme Eve Arnold et Richard Avedon admiraient son contrôle et sa discipline lors de ses prises de vue. Marilyn utilisait la photographie (des publicités aux photos de charme en passant par les photos promotionnelles des studios) comme un outil essentiel pour développer, populariser et asseoir son image iconique, et elle examinait minutieusement les planches-contacts avant de donner son accord final pour la publication.

La maison de Brentwood

En 1962, Marilyn Monroe acheta un bungalow de style espagnol à Brentwood, en Californie. Ce fut sa seule et unique demeure. Elle la décora avec soin, se rendant fréquemment au Mexique, pays natal de sa mère, pour y acquérir meubles, œuvres d’art et textiles. Bien que Marilyn Monroe ait toujours tenu à préserver sa vie privée, elle ouvrit sa maison au journaliste Richard Meryman et au photographe Allan Grant du magazine LIFE. Ces clichés furent parmi les derniers pris d’elle avant son décès en août 1962. Finalement, Marilyn aura vécu dans cette maison seulement 6 mois.

Naviguer dans le système des studios

Marilyn prenait son métier d’actrice au sérieux et souhaitait se détacher des personnages unidimensionnels qui avaient contribué à sa notoriété. Dès ses débuts, elle perfectionna son art auprès de la professeure d’art dramatique Natasha Lytess. Puis, à partir de Bus Stop en 1956, elle travailla avec les pionniers de l’Actors Studio, Lee et Paula Strasberg, qui insistaient sur l’exploration des souvenirs et des expériences personnelles de l’acteur. À l’époque, les studios exerçaient un contrôle strict sur leurs vedettes. Darryl Zanuck, directeur de la Twentieth Century-Fox, s’opposa aux tentatives de Marilyn d’élargir sa palette de personnages, ce qui la poussa à créer sa propre société de production afin d’obtenir une plus grande liberté créative.

La promotion de Marilyn

Marilyn Monroe a toujours cru que ses fans et le public avaient fait d’elle une star, déclarant : « Je savais que j’appartenais au public et au monde. » Dès ses débuts, la célébrité fragile de Marilyn s’est construite et entretenue grâce à ses apparitions publiques, aux actualités filmées et aux articles de presse. Marilyn et ses différents attachés de presse (notamment Patricia Newcomb et Harry Brand de la Fox) ont géré sa notoriété avec brio, entretenant sans cesse la curiosité du public. Critiques de cinéma et chroniqueurs mondains ont exploité ses problèmes personnels, et elle a été surveillée par le FBI, mais Marilyn est restée fidèle à ses valeurs, dénonçant le sexisme et le racisme dans ses interviews.

Machine à écrire silencieuse Remington

Le chroniqueur mondain hollywoodien Sidney Skolsky était l’un des amis les plus proches et confidents de Marilyn Monroe. Défenseur de sa carrière, il a écrit sur Marilyn dans des journaux et des magazines de fans, ainsi que dans son livre, Marilyn: The Story of Marilyn Monroe de 1954.

La mort de Marilyn

Los Angeles Times (6 août 1962)

La mort tragique de Marilyn Monroe, à seulement 36 ans, fut annoncée le 6 août 1962. La nouvelle bouleversa le public et suscita une immense vague de soutien pour la star disparue. Son ex-mari, Joe DiMaggio, supervisa ses obsèques deux jours plus tard au cimetière Westwood Memorial Park, veillant à ce que seuls quelques amis et membres de la famille soient invités. Des centaines de fans attendaient devant le cimetière pour lui rendre un dernier hommage. La tombe de Marilyn demeure un lieu de recueillement; de ce fait, les plaques commémoratives usées doivent être remplacées régulièrement.


Cette expo est fabuleuse, le travail accompli pour rendre hommage a Marilyn est impressionnant. Elle m’a donne envie de revisionner l’entièreté de sa filmographie (même si je crois que mon film préféré restera à jamais Some Like It Hot). Si vous êtes à LA, prenez le temps d’aller au Academy Museum, vous ne le regretterez pas !


Exposition Marilyn Monroe: Hollywood Icon jusqu’au 28 février 2027. Renseignements et tickets disponibles ici.

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